2013, Lisbonne, Portugal

Le quartier de Belem…Ă  ne pas manquer 🇵🇹

10 mars 2013

Belem au bord de l’atlantique au programme de la journĂ©e

Dernier jour de notre ballade portugaise, l’avion de retour pour Lyon est ce soir 20h30, aussi avons-nous encore largement le temps de flâner dans la partie Sud de Lisbonne, au bord de l’estuaire. Après un petit dĂ©jeuner copieux ou Ă  nouveau, nos babines se rĂ©galent des fameux pasteis de nata, c’est le dĂ©part pour une belle et longue journĂ©e.

Première destination, la praia do commercio ( la place du commerce), situĂ©e au bord du Tage, ce fleuve qui prend le nom de mer de Paille lorsqu’il est estuaire Ă  Lisbonne.

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La place est belle, mais sobre, de plus, c’est dimanche et l’activitĂ© est plutĂ´t rĂ©duite, aussi faut-il continuer notre pĂ©riple en direction de la Casa dos Bicos,, littĂ©ralement « la maison aux picots ». Spectaculaire batiment qu’il faut avoir vu si l’on passe Ă  proximitĂ©, les quelques clichĂ©s de la casa vous donneront une idĂ©e plus prĂ©cise de son originalitĂ©.

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La ligne 15 pour Belem

L’objectif principal de la journĂ©e est le quartier de Belem, pour nous y rendre, la meilleure solution est d’emprunter un tramway, non pas le 28 cette fois ci mais la ligne 15, qui longe le fleuve sur tout le parcours, soit environ 6 km; les tramways de cette ligne sont plus modernes, et pour nous, »touristes », le charme des vieux electricos reste inĂ©galable. Les quartiers traversĂ©s sont eux aussi plus modernes; comme souvent dans les grandes capitales oĂą le centre-ville est de plus en plus dĂ©sertĂ© par une population jeune et branchĂ©e qui vient occuper des rĂ©sidences rĂ©novĂ©es plus spacieuses et plus luxueuses en pĂ©riphĂ©rie.

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La Tour de Belem, symbole de Lisbonne

La ligne passe sous le pont du 25 avril, le plus long pont suspendu d’Europe (2km300), les piliers qui le soutiennent sont absolument impressionnants en volume et en hauteur. De l’autre cotĂ© de la rive se trouve la copie du Corcovado de Rio de Janeiro, surnommĂ© le Cristo Rei, comme le symbole d’une colonisation Ă  l’envers oĂą aujourd’hui ce qui vient du BrĂ©sil est devenu tendance auprès des jeunes portugais. Au bout de la ligne apparait enfin la Tour de Belem, le symbole de la ville de Lisbonne et l’on comprend pourquoi, tant la beautĂ© de cet Ă©difice d’une puretĂ© incroyable Ă©blouit tous les passagers qui dĂ©barquent Ă  ce moment lĂ . EdifiĂ©e en 1515, cette Tour avait plusieurs fonctions, celle de phare, la dĂ©fense de l’embouchure du fleuve et la protection des navires du Roi de l’Ă©poque. Elle a rĂ©sistĂ© entièrement au tremblement de terre de 1755, qui a dĂ©vastĂ© une grande partie de la ville mais signe du destin, a Ă©pargnĂ© cette merveille inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Impossible de quitter l’endroit, nous l’avons pris en photo sous toutes les coutures, toutes les façades sont belles, on ne voulait pas rater « LE » clichĂ©. Sur le retour, Ă  pied, Ă©tape obligatoire au Monument des DĂ©couvertes ( PadrĂŁo dos Descobrimentos), d’une hauteur de 52m, qui rend hommage Ă  tous ceux qui ont guidĂ© le Portugal sur la route des grandes dĂ©couvertes. Les statues des grands navigateurs sont très belles et la vue sur le Tage et le quartier de Belem y est exceptionnelle depuis le sommet. Les portugais sont très fiers de leurs explorateurs et ils ont bien raison.

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Le Monastère de Jeronimos

En face de ce monument se trouve le Monasteiro dos Jeronimos ( Monastère de Jeronimos) oĂą nous sommes rendus juste après. LĂ  aussi, autre signe du destin, l’ensemble du batiment a rĂ©sistĂ© au terrible tremblement de terre qu’ a connu Lisbonne au 18ème siècle et heureusement car la beautĂ© du site aurait manquĂ© Ă  l’ humanitĂ©. L’Eglise qui a connu plusieurs styles (Gothique,Manuelin,Renaissance), pendant sa construction qui a durĂ© un siècle est tout a fait Ă©tonnant d’harmonie et d’esthĂ©tisme, on prend plaisir Ă  se recueillir et admirer la richesse parfois exubĂ©rante du dĂ©cor et notamment la finesse des piliers brodĂ©s.

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Passionnant musée des carosses

Le Tombeau de Vasco de Gama Ă  l’entrĂ©e de l’Eglise apporte une touche mythique au monument tant le dĂ©couvreur le plus cĂ©lèbre du Portugal  fait ici figure de lĂ©gende. Le CloĂ®tre Ă  deux Ă©tages qui juxtapose l’Ă©glise traduit la frĂ©nĂ©sie architecturale de l’Ă©poque d’autant que le soleil prĂ©sent Ă  ce moment lĂ  a donnĂ© Ă  la pierre une chaude couleur qui fait encore mieux ressortir la richesse de la dĂ©coration.Il est presque temps Ă  prĂ©sent de se diriger vers l’aĂ©roport mais pour finir la journĂ©e, avant de reprendre l’avion, (dont le vol est prĂ©vu Ă  20h30), nous dĂ©cidons de finir la journĂ©e culturellement; et tout d’abord le « museu dos coches ». autrement dit le musĂ©e des carrosses, incroyable dĂ©monstration de ce que l’homme est capable de faire et qui est Ă  la fois magnifique et inutile. Des carrosses royaux, princiers, impĂ©riaux et j’en passe (62 au total),  rivalisant tous de dĂ©corations, d’originalitĂ©, de sculptures, de luxe et de folie.

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Le musée des Azulejos pour terminer la visite de Lisbonne

On a adorĂ© parce que cela nous a laissĂ© souvent sans voix, on a voyagĂ© dans le temps et imaginĂ© cette Ă©poque et cette vie qui Ă©tait celle de ces monarques et puissants qui circulaient certes moins vite et de façon moins pratique que nous, mais avec infiniment plus de classe et de distinction. Suite de notre visite culturelle, le musĂ©e des Azulejos qu’il est obligatoire d’avoir visitĂ© lorsqu’on vient Ă  Lisbonne. Ces carreaux de faĂŻences d’origine mauresque, introduits dans la pĂ©ninsule ibĂ©rique au 15ème siècle et qui recouvrent encore aujourd’hui les maisons et bâtiments publics, sont de vĂ©ritables oeuvres d’art. La plupart reprĂ©sentent des motifs gĂ©omĂ©triques mais on retrouve Ă©galement des reprĂ©sentations figuratives. L’exposition prĂ©sentĂ©e dans le musĂ©e prĂ©sente l’Ă©volution depuis le XVème siècle jusqu’Ă  nos jours. A voir absolument…

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Nathalie et moi-mĂŞme quittons Lisbonne ravis et enchantĂ©s de notre sĂ©jour, nous avons rencontrĂ© une population francophile fière de son passĂ© de dĂ©couvreurs et une capitale prĂŞte Ă  affronter l’avenir malgrĂ© les difficultĂ©s encore prĂ©sentes.

Nathalie et Denis

Belem en photos

 
 

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