10 raisons de faire le Tour du Monde en bateau de croisière…

10 raisons de faire le Tour du Monde en bateau de croisière…

24 mars 2013 0 Par Denis

J’entends d’ici les railleries et les commentaires moqueurs, faire le Tour du Monde en bateau, ça n’est pas vraiment l’aventure, ça n’est pas très fun, c’est réservé aux personnes âgées; et pourtant, ce mode de transport connait depuis quelques années un succès grandissant auprès d’une population de plus en plus diversifiée.
La démocratisation de ce mode de voyage, autrefois réservé aux bourses les plus aisées a permis à des voyageurs plus jeunes et provenant de milieux plus variés, de tenter l’aventure des paquebots, aujourd’hui gigantesques et extrêmement  confortables. Que l’on aime ou pas ce type de transport, il est toujours intéressant d’essayer de l’étudier avec des yeux différents, j’en suis le parfait exemple, moi qui il y a encore quelques années ne serait jamais monté sur un paquebot, craignant de m’ennuyer  …jusqu’à ce que Nathalie me réserve la surprise à l’occasion de mes 40 ans. Et depuis, j’ai recommencé, alors même si j’adore toujours voyager par toutes sortes de moyens divers et variés, j’ai eu envie de vous donner 10 raisons de faire une croisière et même mieux de faire le Tour du Monde de cette façon…

zen1) Le voyage au ralenti: la vitesse d’un bateau de croisière est d’environ 30km/h, autant dire que c’est plutôt lent. Moi, je vois ça comme un avantage. Habituellement lorsqu’on part en voyage, on a tendance à vouloir tout voir, tout faire et forcément on le fait plutôt au pas de course, craignant de ne pas avoir le temps de tout découvrir. Le rythme à bord d’un bateau est forcément différent, au début on trouve le temps long et petit à petit on s’y habitue et on finit par apprécier la douce quiétude du tangage et du roulis discret du mastodonte d’acier flottant. Le temps prend une autre dimension et ce qui habituellement prend quelques heures prend désormais quelques jours voire quelques semaines; mais qu’importe, car enfin dans notre existence survoltée, rythmée par le travail, les enfants et les activités diverses et variées, « on a le temps », le temps de profiter sans avoir à regarder sa montre et sans devoir se dire qu’ il va falloir courir pour arriver à l’heure. Le maître mot à bord est Zen et croyez moi, c’est très agréable.

Sydney Opera House Australia2) Aborder les pays par la mer: habituellement on arrive sur le lieu de nos vacances par avion ou par la route. L’arrivée se fait rarement par la mer; autrefois, lorsque les explorateurs découvraient de nouveaux continents, de nouveaux pays, ils le faisaient à bord de voiliers qui parcouraient les mers et les océans, sans même savoir exactement où ils allaient accoster. Aujourd’hui la totalité du globe est connue, a été explorée et il est aisé de se rendre n’importe ou avec une précision infinie, de plus, les villes, les ports, les côtes maritimes se sont développées au point d’être devenues extrêmement attirantes et attractives. Tout est désormais fait pour attirer l’oeil et rendre les accostages magiques et spectaculaires, que cela soit grâce à un monument comme l’opéra de Sydney, le lagon de Bora-Bora ou la baie de Rio de Janeiro. Et cela au ralenti, parfois avec les lumières de la ville ou à l’occasion d’un coucher ou un lever de soleil. Les appareils photos crépitent alors sur le pont devenu pour un temps le théâtre d’un spectacle souvent unique et extraordinaire.

theatre-dejazet-wrbbf23) Les activités à bord: Le reproche que l’on fait souvent aux croisières est l’ennui que l’on risque d’éprouver. Or il nous est arrivé de réaliser, au cours de nos croisières, des activités que jamais, ou très rarement dans notre vie habituelle, nous n’avions l’occasion de vivre, comme le théâtre, les spectacles musicaux et artistiques d’une très grande qualité mais aussi, et peut être vous allez trouver cela un brin ridicule, le sauna, le jaccuzzi, le casino, la salle de sport ou des débats et conférences sur différents sujets, souvent variés. A bord, comme on cherche parfois à s’occuper, on profite de toutes ces activités et on finit par trouver cela très agréable. On se prend alors à imaginer qu’ à notre retour à terre on continuera à aller au spectacle comme on le faisait sur le bateau mais très vite la vie et la routine reprend le dessus et les bonnes résolutions s’estompent rapidement. Alors profitez-en, faites tout ce qui est proposé, sans à-priori, vous ne le regretterez pas.

b90c7bfd2b7b0b53dd0e41b8359168c912662587464) On ne change pas de chambre: même si c’est amusant de bouger, de vadrouiller, et de changer d’endroit régulièrement, il arrive que cela devienne usant de galérer tous les soirs ou plusieurs  fois par semaine pour se loger. Faire les bagages, les défaire, ranger, chercher ses affaires, porter son sac, son matériel peut se révéler à plus ou moins long terme fatigant et sources de tensions. A bord du bateau, une fois qu’on est installé, on l’est pour un moment et finalement on gagne du temps, ou plutôt on n’en perd pas à essayer de trouver une piaule qui souvent sera choisie après de nombreuses tergiversations et visites. La tranquillité d’esprit que l’on éprouve sur un bateau à propos de l’hébergement n’a pas de prix et croyez-moi, ce n’est pas de la fainéantise…

PortVendresPlaisance5) Se réveiller ailleurs: Quand on s’endort dans une chambre d’hôtel, habituellement on se réveille le lendemain au même endroit..sauf s’il y a eu un tremblement de terre ou un tsunami…et encore! Découvrir au réveil un endroit diffèrent de celui qu’on a quitté la veille en se couchant est une expérience qui peut se révéler extraordinaire, et cela tout en douceur, sans même s’en rendre compte. Aucun port n’est identique, aucune ville ne se ressemble et souvent il arrive même que l’on change de pays, sans même avoir eu l’impression de se déplacer. J’adore découvrir, lorsque mes yeux s’ouvrent, à travers le hublot, à quoi ressemble mon nouvel endroit, et souvent, même lorsqu’il est encore très tôt, j’adore monter sur le pont et admirer le paysage et la nouvelle ville qui s’offre à mon regard curieux et ravi.

blog6) Se mettre à jour: Il est toujours difficile lorsque l’on est en voyage de régler les contingences matérielles, les problèmes administratifs, bancaires par exemple, qui ne disparaissent pas parce que l’on n’est pas chez soi. Certains détails qui peuvent apparaitre anecdotiques comme le linge, le courrier ou la mise à jour du blog peuvent plus aisément être réglés lorsqu’on sait qu’ il y a toujours des journées en mer qui peuvent apparaitre plus longues, et pourquoi pas également en profiter tout simplement pour lire, écrire, réfléchir, ou même méditer. Les bateaux aujourd’hui sont suffisamment vastes et confortables pour profiter de ces moments qu’ il faut savoir utiliser au maximum.

cap horn 27) Des Caps Mythiques: qui n’a jamais rêvé de franchir des caps de légende comme le Cap Horn ou le Cap de Bonne Espérance? Et même si on n’est pas marin, ces noms font rêver et sont synonymes d’exploit et d’aventure. Si aujourd’hui il est plus confortable et plus aisé de franchir ces endroits rentrés dans la légende des grands navigateurs-découvreurs, il n’en reste pas moins que le mythe reste entier…quand on aime les voyages, il faut les avoir franchi et le bateau reste encore le meilleur moyen d’y accéder. Les croisiéristes proposent aujourd’hui dans les formules « Tour du Monde » cette possibilité » ainsi que l’Arctique ou l’Antarctique qui sont également des lieux pratiquement inaccessibles…autrement qu’en bateau.

budget calculation8) Le budget est bouclé: En principe, bien avant de partir, les dépenses consacrées à la croisière sont réglées d’avance, que ça soit pour le transport, l’hébergement bien sur ou la nourriture.Il ne reste plus, à part les extras que peu de frais occasionnés pendant le trajet, et même les excursions sont souvent prises en compte dans le calcul du tarif. Cela confère au séjour une certaine tranquillité d’esprit et donne ainsi la possibilité de se faire plaisir plus librement sans avoir à se demander si l’on va arriver à boucler le budget avant la fin du voyage.

9) Repérage des lieux: l’inconvénient des escales peut être parfois la brièveté et le manque de temps pour visiter les lieux. Cela a au moins le mérite de pouvoir avoir un aperçu des différentes villes et pays traversés et de pouvoir ainsi y revenir plus tard et de façon plus approfondie. On s’aperçoit rapidement si un endroit vous plait, vous ensorcelle et vous donne envie de mieux le connaitre. Nous allons prochainement retourner à Santorin visité rapidement il y a plus de 20 ans et qui nous a toujours envie d’y revenir.

10) Des rencontres sympas: bien sur, des rencontres, on peut en faire partout, et dans tous les voyages, quelque soit le mode de transport. La navigation et son rythme lent permet de tisser des liens plus approfondis, on passe davantage de temps ensemble, on participe à des activités ensemble, les repas sont pris en commun même si souvent chacun fait ce qu’il veut de son coté.

Alors bon voyage et pourquoi pas en bateau…