Le sud-est de L’Islanðe jusqu’à Höfn…20.06.2015

Le sud-est de L’Islanðe jusqu’à Höfn…20.06.2015

20 juin 2015 0 Par Denis

Samedi 20 juin 2015..départ ce matin de Kirkjubæjarklaustur à destination de Höfn. Le temps est à nouveau couvert. Aurons-nous la chance de rencontrer enfin quelques rayons de soleil..? Nous sommes encore principalement dans le sud, à proximité des grands glaciers et surtout du plus grand, le Vatnajökull, 3ème plus grand glacier d’Europe, 8300km2 (soit 95% de la Corse). Son nom signifie en islandais, le Glacier des Lacs, ce qui n’est pas peu dire. De l’eau, des cascades et des lacs on en aura vus dans le parc de Vatnajökull.

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Les premiers kilomètres du matin  sont un peu monotones, autant l’Islande peut être magnifique et incroyable, autant parfois l’ennui peut s’installer. Des kilomètres de paysages uniformes défilent, des cailloux, des pierres, des rochers, de la lave,  s’accumulent et s’amoncellent et rendent le paysage un peu triste. On a le sentiment que plus rien ne pousse depuis longtemps, pas un brin d’herbe, pas un arbre, que du minéral, rien de vivant. Heureusement rapidement, on aperçoit un glacier, de la neige, des couleurs qui mettent un peu d’animation dans le paysage. C’est le glacier de Skaftafell, une des nombreuses extensions de Vatnajökull. Il est visible depuis la route numéro un. Nous nous arrêterons fréquemment tout au long de notre parcours pour admirer les différents glaciers, tous différents, tous spectaculaires. Il y a très peu de monde sur les routes islandaises, il est donc très facile de s’arrêter un peu n’importe ou, d’autant qu’en Islande la vitesse maximale est de 90 km/heure et vous ne verrez jamais personne dépasser cette vitesse (sauf quelques touristes mais attention à l’amende, qui peut aller jusqu’à 1900 euros!!!)

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Plus loin, nous nous arrêtons à coté de Skeiðarajökull, une autre extension du Vatnajökull. Et c’est reparti pour un trek d’une douzaine de kilomètres où nous aurons l’occasion de voir notamment une superbe cascade, dans un décor d’orgues basaltiques. Le début du trek est très difficile, très pentu, plusieurs kilomètres sont nécessaires pour atteindre Svartifoss. Alors vous allez me dire qu’une cascade c’est toujours de l’eau qui tombe et rien de plus, mais chacune d’entre elle est particulière, la hauteur, la largeur, la force de l’impact à l’arrivée, l’environnement, tout est différent. Celle de Svartifoss est vraiment superbe, elle est perdue au bout du bout d’un chemin, il faut vraiment la mériter. Le manque de courage pour y accéder ainsi que son isolement la rend encore plus interessante à nos yeux. Nous aurons l’occasion plus tard, au cours de notre voyage de voir beaucoup d’autres cascades mais Svartifoss restera une de nos préférées.

La randonnée s’est poursuivie par la suite pendant une bonne heure dans un décor de rêve, Nous croisons à peine quelques personnes, le trek peut en effet se faire dans les deux sens, c’est une boucle, et nous avons choisi de commencer par Svartifoss. Nous avions en permanence la vue sur le Skaftafelljökull encore enneigé ainsi que le Hvannadalshnnukur dont le sommet culmine à 2110 m. Dommage que quelques nuages gâchaient un peu la vue de son sommet. C’est beau quand même.

Petite parenthèse météo à propos de l’Islande, habituellement il ne fait pas si froid qu’on ne l’imagine dans cette partie de l’Europe à la limite du cercle polaire (l’île de Grimsey au nord de Dalvik, à 90 km des côtes est traversée par ce cercle polaire). L’Islande est caressé, si l’on peut dire, par le Gulf Stream qui est un courant chaud. La température descend donc rarement en dessous de -5°c,en hiver,  même si en été elle monte rarement au dessus de 15°c. Cette année, l’hiver a été particulièrement rude, beaucoup de neige est tombée et l’été a également pris beaucoup de retard, environ 6 semaines selon les locaux. De ce fait, les paysages sont quelque peu différents de ce que l’on voit habituellement à cette période de l’année. Nous, personnellement, ça nous arrange bien car les sommets sont encore blancs et les glaciers superbement préservés. Petit conseil d’ami, si vous venez en été en Islande, équipez-vous comme si vous veniez en hiver. En tout cas avec une veste contre le froid, l’humidité et le vent, un bonnet, des gants et de bonnes chaussures, ceci est la base…mais c’est à vous de voir!!

Mais continuons la route, la number one toujours, celle qui fait tout le tour de l’Islande..avec une petite surprise un peu plus loin, encore un glacier, le Svinafellsjjökull, pratiquement accessible depuis la route, à quelques encablures par une petite route non bitumée ( ah oui, c’est vrai qu’il faudra que je vous parle aussi de ça!!). Et on tombe sur un glacier sur lequel on peut pratiquement marcher dessus du bord de la route. Et c’est là qu’on se rend bien compte des ravages d’Eyafjallajökull il y a 5 ans.. La cendre de l’éruption est encore très présente sur le glacier qui avait du l’absorber à l’époque et qui aujourd’hui essaye petit à petit de l’évacuer. Pour l’instant, ce glacier n’est plus blanc mais il est noir, c’est vraiment très étrange de voir un glacier habituellement couleur neige et glace teinté de cette façon..espérons qu’aucune éruption ne viendra renoircir tous ces glaciers avant qu’ils ne reprennent leur couleur naturelle.

Heureusement un peu plus loin nous tombons sur la merveille des merveilles. Dans la région du Fjallsarlon, toujours une extension du Vatnajökull. Celui là, on va tourner autour pendant un bon moment!! Le plus beau des glaciers nous apparait alors, blanc immaculé, immense, avec en prime des mini-icebergs qui flottent jusqu’au bord et sur lesquels on pourrait presque marcher. ils ont toutes les formes possibles et imaginables, ils sont translucides, bleutés, ils sont magnifiques. On n’avait jamais vu d’iceberg auparavant, merci les 6 semaines de retard de l’été, on a pu voir ce que normalement on voit plus tôt dans l’année mais certainement pas fin juin. On a même eu la chance d’apercevoir pendant presque une demi-heure un phoque qui certainement pêchait dans le coin et avait élu domicile dans cette partie du glacier. Il ne se souciait absolument pas de nous..pour notre plus grand plaisir.

On a du mal à quitter le coin, le site est reposant, tout a l’air si calme et pourtant tant de puissance et de force est concentrée devant nous. Nous quittons à regret Fjallsarlon pour Höfn, plus à l’est, capitale de la langoustine, en Islande. On en profite pour se régaler de ce met délicieux et reprendre quelques forces.

Demain départ pour Egilstadir et les fjord de l’est aux noms imprononçables…

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