Amérique, Aventures 2017, Ecuador, Equateur

Les Galapagos…paradis Ă  proteger 🇪🇨

Dimanche 30 avril 2017

Arrivée aux Galapagos

Les Ă®les Galápagos sont un archipel de l’Equtaeur situĂ© dans l’Est de l’ocĂ©an Pacifique, Ă  la latitude de l’Ă©quateur, dont l’Ă®le la plus proche du continent, San Cristobal, se trouve Ă  quelque 965 kilomètres des cĂ´tes Ă©quatoriennes. L’archipel se compose d’une quarantaine d’Ă®les volcaniques, il forme une province de l’Equateur depuis 1832. Il accueille le parc national des Galapagos et la rĂ©serve marine des Galapagos qui constituent un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

DĂ©part ce matin de Quito, via Guayaquil Ă  destination de Baltra, une des Ă®les de l’archipel des Galapagos situĂ©e au nord de Santa Cruz, lĂ  ou nous allons sĂ©journer pendant 5 jours, 4 nuits. Une heure trente de vol pour se poser Ă  Seymour, l’aĂ©roport Ă©cologique des Galapagos ( alimentĂ© uniquement par des Ă©oliennes et des panneaux solaires) . L’accueil est particulier , nous arrivons dans un « parc naturel classĂ© au patrimoine mondial de l’UNESCO; les Galapagos en profitent pour nous soutirer 100 dollars au passage , plus les 20 dollars dĂ©jĂ  « ponctionnĂ©s » Ă  Quito , au dĂ©part. 120 dollars, rien que pour se rendre sur cet archipel, il faut bien en avoir conscience avant de dĂ©coller..et accepter peut-ĂŞtre qu’il y ait un prix Ă  payer pour proteger cet archipel. La chaleur est Ă©crasante, il fait pratiquement 35 degrĂ©s, cela nous change du continent et de l’altitude Ă©levĂ©e de Quito (2800m). Avant de quitter l’aĂ©roport, nous avons droit en direct Ă  la fouille et Ă  l’inspection de nos bagages par un chien spĂ©cialisĂ© dans le reniflage de drogue. C’est très impressionnant, je pense mĂŞme qu’il y a une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de bien montrer Ă  tous les visiteurs des Galapagos que la drogue n’est pas la bienvenue…un peu normal, me direz-vous?

A la sortie de l’aĂ©roport, une fois les bagages rĂ©cupĂ©rĂ©s, ouf…il faut prendre un bus qui va nous amener au bac. En effet, l’aĂ©roport est situĂ© sur une Ă®le ou il ne se passe rien,  et comme aucun pont n’a Ă©tĂ© construit, il a bien fallu trouver un autre moyen pour se rendre Ă  Santa Cruz, la première Ă®le ou se rendent les touristes que nous sommes , quand ils arrivent aux Galapagos. Ce n’est pas la plus importante des Ă®les, en taille, mais peut ĂŞtre la plus visitĂ©e et celle sur laquelle se trouvent le plus de sites reprĂ©sentatifs des Galapagos.

Avant de quitter l’ aĂ©roport, il faut encore lire toutes les consignes qu’il faudra absolument appliquer sur toutes les Ă®les, en bref, ce que l’on a le droit de faire et de ne pas faire.

1: maintenir une distance de 2 mètres avec les animaux

2: ne pas toucher ni alimenter la faune

3: ne pas retirer d’Ă©lĂ©ments Ă  l’Ă©cosystème

4: ne pas fumer, ne pas boire, ne pas faire de feux ( Ă  l’extĂ©rieur bien sur)

5: marcher Ă  l’intĂ©rieur des sentiers

6: ne pas prendre des photos avec drones, les films professionnels nécessitent une autorisation

7: camper dans des sites agréés demandent une autorisation préalable

8: utilisez des bateaux de pêche autorisés

9: ne pas introduire d’Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs Ă  l’Ă©cosystème

10: ne pas utiliser de véhicules aquatiques motorisés, sous-marins, ou aériens touristiques

Premier conseil au dĂ©barcadère du bac, il ne faut surtout pas succomber au harcèlement des chauffeurs de taxi qui vont tenter de vous conduire Ă  Puerto Ayora, au sud de l’Ă®le, lĂ  ou se trouve l’essentiel de l’activitĂ©, lĂ  ou nous allons sĂ©journer (comme tout le monde).. le trajet en taxi coute 25 dollars alors qu’en bus cela vous coutera 2 dollars (soit 4 pour un couple) , le calcul est vite fait!!

Promenade Ă  Puerto Ayora

Il faut environ 45 minutes pour rejoindre le centre nĂ©vralgique de cette Ă®le, le bus nous dĂ©barque Ă  quelques encablures de notre hĂ´tel, le Posada del Mar, petit hotel sympa tenu par Cecilia, septuagĂ©naire Ă©quatorienne super sympa et un peu maman poule..toujours prĂŞte Ă  nous aider, nous renseigner, nous parler, nos conseiller..Nous prenons possession de notre chambre ou il est absolument nĂ©cessaire de mettre en route la clim. Comme nous venons d’arriver et qu’il est dĂ©jĂ  midi passĂ©, nous dĂ©cidons d’aller simplement nous balader dans les rues de Puerto Ayora, petite station balnĂ©aire classique un brin touristique, nous nous dirigeons Ă©galement vers  la station scientifique de recherche Charles  Darwin ou nous faisons connaissance avec notre première tortue gĂ©ante .

1er mai 2017

Il fait toujours aussi caniculaire..et deja tres tĂ´t…plus de 30 degrĂ©s des 9h du matin. Nous dĂ©cidons de faire une journĂ©e vĂ©lo afin de parcourir tranquillement une partie de l’Ă®le . Deuxième conseil concernant ce sĂ©jour, si vous louez un vĂ©lo, profitez-en en mĂŞme temps pour hĂ©ler un taxi-pick-up ( il y en a partout et tout le temps) qui vous amènera au centre de l’Ă®le. De lĂ , il vous sera facile de redescendre jusqu’Ă  la cĂ´te, en faisant quelques escales sur le parcours retour.

Journée à vélo

On arrive Ă  ‘los gemelos » , une formation gĂ©ologique majestueuse autour duquel se trouve un parcours botanique superbe, plantes endĂ©miques, oiseaux etc…la balade est très sympa et ce qui ne gâche rien, Ă  l’ombre.. Cela ne sera pas le cas sur notre parcours retour Ă  vĂ©lo, oĂą la fraicheur illusoire du vent provoquĂ© par la descente masquera des coups de soleil aux avant-bras et aux jambes. Nous serons très vite de la couleur des crabes rouges que l’on trouve en grand nombre sur l’Ă®le. 3eme conseil donc..mĂ©fiez vous du soleil aux Galapagos, il est super puissant. prĂ©voyez la crème…

La rencontre: Carina et Sven

Au cours des voyages, nous aimons admirer de beaux paysages, de belles architectures, des belles viles, faire des expĂ©riences sympas mais par dessus tout, ce que nous aimons, ce sont les rencontres, les belles rencontres improvisĂ©es et inattendues. Dans notre hĂ´tel se trouvait Sven, artiste, chanteur, auteur compositeur français, rĂ©sident Ă  Quito depuis plus de 20 ans et en villĂ©giature avec son amie Carina. Nous avons empruntĂ© un peu par hasard le mĂŞme taxi pour nous rendre aux « dos gemelos » et avons eu l’occasion par la suite de se revoir…trop brièvement. Sven (Pagot) nous a expliquĂ© un peu son parcours d’artiste, oĂą, quand on dĂ©cide de venir sĂ©journer quelques mois dans un pays et que finalement 20 ans plus tard, on y rĂ©side toujours. Excellent guitariste, jazzman, Sven se produit principalement en Equateur et en AmĂ©rique du Sud et la langue espagnole est devenue sa langue principale de composition..apparemment. Vous pourrez le retrouver sur sa chaine « youtube » sous son nom d’artiste « Sven elpayaso triste » (Sven le clown triste) , c’est très sympa, doux, agrĂ©able, cool, on adore..

Visite d’El Chato

Nous continuons notre balade cyclopĂ©dique en direction el Chato, reserve naturelle ou nous aurons l’occasion de voir de plus près et dans leur milieu naturel, de superbes tortues gĂ©antes terrestres. Nous avons appris d’ailleurs Ă  propos d’elles que celles ci peuvent vivre jusqu’Ă  200 ans , incroyable!! nous en avons rencontrĂ© une qui atteignait tout de mĂŞme l’âge respectable de 140 annĂ©es. Un tout jeune guide Ă©quatorien passionnĂ© de tortues nous a fait dĂ©couvrir ces crĂ©atures merveilleuses quasi-prĂ©historiques .

 

 

Front de mer Ă  Puerto Ayora

Après la visite du site, sous le cagnard, nous avons mis environ une heure pour revenir Ă  Puerto Ayora. Nous en avons profitĂ© pour nous balader Ă  nouveau et dĂ©couvrir la vie sympathique du bord de mer, les pĂ©licans, iguanes, otaries, pĂ©licans et toute sorte de faune maritime et terrestre. C’est trop sympa de se trouver aussi près de tous ces animaux que l’on n’a pas l’habitude de cĂ´toyer. Bon d’accord, Puerto Ayora ressemble Ă  beaucoup de stations de bord de mer avec ses boutiques de bibelots et colifichets, ses bars, ses restos mais nous avions la chance de nous y trouver dĂ©but mai, en basse saison, il y avait encore peu de touristes. C’Ă©tait très agrĂ©able de s’y promener, profiter du bord de mer et de l’ambiance locale.

2 mai 2017

Islota Mosqueira et Seymour Nord

La veille au soir, Ă  deux pas de notre hotel, nous nous sommes laissĂ©s tenter (pour 150 dollars..glups)  par une expĂ©dition qui aura lieu ce jour. C’est comme cela que cela marche aux Galapagos, impossible de visiter un site, une Ă®le, sans passer par une agence de voyages. Il y en a Ă  tous les coins de rue, et la concurrence est rude entre elles. On avait de toute façon envie de voir d’autres Ă®les. C’eut Ă©tĂ© trop dommage d’ĂŞtre venus de si loin et ne pas en voir au moins deux ou trois de plus que celles ou nous sĂ©journions. Notre choix s’est portĂ© sur Islota Mosqueira et Seymour. DĂ©part tĂ´t ce matin pour le nord de l’Ă®le, on est un groupe d’une vingtaine de personnes Ă  prendre le petit bus qui nous mène au bateau.

DĂ©part une heure plus tard pour la petite Ă®le de Mosqueira, ilĂ´t composĂ© uniquement de sable blanc, loin de tout, les seuls habitants sont quelques otaries sur la plage et des poissons de toutes les couleurs que nous avons pu observer en pratiquant le snorkeling, (masque et tuba mais en restant Ă  la surface) ..magnifique spectacle sous l’eau dans une eau translucide Ă  bonne tempĂ©rature. Les quelques otaries au bord de l’eau se lĂ©gument paisiblement tandis que nous apprĂ©cions cet isolement. Nous sommes les seuls ĂŞtres humains sur ce petit bout de terre, on a du mal le quitter une heure plus tard. Il faut pourtant continuer la route et nous rendre Ă  Seymour Nord oĂą nous allons observer principalement des oiseaux et des iguanes. Une petite demi-heure de bateau plus tard et nous accostons sur des rochers, pas de ponton d’amarrage, il faut pratiquement grimper sur l’Ă®le avec les mains. La tempĂ©rature n’a toujours pas baissĂ©, bien au contraire. La balade le long du sentier, avec notre guide durera au moins deux heures. Les oiseaux que l’on peut voir sont incroyables, le plus bizarre d’entre eux, appelĂ© « boobies » a les pattes bleues. On croise Ă©galement des iguanes de plusieurs couleurs, placides et tranquilles.

 

Retour Ă  Puerto Ayora, Ă  nouveau une heure de route, et la traversĂ©e du nord au sud de toute l’Ă®le.

Promenade Ă  Tortugua Bay

Dernière après-midi aux Galapagos, il nous reste encore Ă  voir absolument un « monument de l’Ă®le de Santa Cruz », une des plus belles plages du monde, une immensitĂ© de sable blanc d’une finesse incroyable. Cette plage appelĂ©e Tortugua Bay est difficile d’accès, elle nĂ©cessite environ 3/4 d’heure de marche sous un soleil de plomb, sans une once d’ombre. Au bout du sentier, le paradis, nous sommes pratiquement seuls, la plage est immense, la blancheur du sable est stupĂ©fiante, les vagues impressionnantes. La première partie de la plage est rĂ©servĂ©e aux surfeurs, et est mĂŞme considĂ©rĂ©e comme dangereuse pour les simples nageurs. Il faut continuer, marcher pratiquement 1 km le long de la plage pour trouver un espace plus tranquille, ou l’on peut se baigner. Les vacances, c’est aussi cela parfois, ne rien faire, profiter et se reposer.

Le retour vers notre hotel en fin de journĂ©e s’est rĂ©vĂ©lĂ©e très long, toujours sous un soleil de plomb . Tortugua Bay se mĂ©rite, l’accès est long et difficile mais au bout du chemin, quelle rĂ©compense!!

Nous n’avons eu l’occasion de visiter que 2 Ă®les et un Ă®lot des Galapagos et ne prĂ©tendons pas aujourd’hui bien connaĂ®tre l’Archipel . Nous avons nĂ©anmoins eu la chance d’avoir un aperçu sympathique d’une des parties les plus reprĂ©sentatives de cette partie du monde, isolĂ©e, Ă  plus de 10000 km de chez nous et Ă  8 heures de dĂ©calage horaire. MalgrĂ© une vie très chère, bien plus que sur le continent, la frĂ©quentation des Ă®les subit une augmentation très importante, ce qui pourrait Ă  plus ou moins long terme nuire Ă  la qualitĂ© de vie. L’Equateur consent heureusement beaucoup d’effort pour proteger l’archipel du tourisme de masse.

PRENONS GARDE A RESPECTER LES GALAPAGOS, UN PARADIS MENACÉ

 

 

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