Les Galapagos…paradis à proteger

Les Galapagos…paradis à proteger

25 mai 2017 0 Par Denis

Dimanche 30 avril 2017

Arrivée aux Galapagos

Les îles Galápagos sont un archipel de l’Equtaeur situé dans l’Est de l’océan Pacifique, à la latitude de l’équateur, dont l’île la plus proche du continent, San Cristobal, se trouve à quelque 965 kilomètres des côtes équatoriennes. L’archipel se compose d’une quarantaine d’îles volcaniques, il forme une province de l’Equateur depuis 1832. Il accueille le parc national des Galapagos et la réserve marine des Galapagos qui constituent un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Départ ce matin de Quito, via Guayaquil à destination de Baltra, une des îles de l’archipel des Galapagos située au nord de Santa Cruz, là ou nous allons séjourner pendant 5 jours, 4 nuits. Une heure trente de vol pour se poser à Seymour, l’aéroport écologique des Galapagos ( alimenté uniquement par des éoliennes et des panneaux solaires) . L’accueil est particulier , nous arrivons dans un « parc naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO; les Galapagos en profitent pour nous soutirer 100 dollars au passage , plus les 20 dollars déjà « ponctionnés » à Quito , au départ. 120 dollars, rien que pour se rendre sur cet archipel, il faut bien en avoir conscience avant de décoller..et accepter peut-être qu’il y ait un prix à payer pour proteger cet archipel. La chaleur est écrasante, il fait pratiquement 35 degrés, cela nous change du continent et de l’altitude élevée de Quito (2800m). Avant de quitter l’aéroport, nous avons droit en direct à la fouille et à l’inspection de nos bagages par un chien spécialisé dans le reniflage de drogue. C’est très impressionnant, je pense même qu’il y a une volonté délibérée de bien montrer à tous les visiteurs des Galapagos que la drogue n’est pas la bienvenue…un peu normal, me direz-vous?

A la sortie de l’aéroport, une fois les bagages récupérés, ouf…il faut prendre un bus qui va nous amener au bac. En effet, l’aéroport est situé sur une île ou il ne se passe rien,  et comme aucun pont n’a été construit, il a bien fallu trouver un autre moyen pour se rendre à Santa Cruz, la première île ou se rendent les touristes que nous sommes , quand ils arrivent aux Galapagos. Ce n’est pas la plus importante des îles, en taille, mais peut être la plus visitée et celle sur laquelle se trouvent le plus de sites représentatifs des Galapagos.

Avant de quitter l’ aéroport, il faut encore lire toutes les consignes qu’il faudra absolument appliquer sur toutes les îles, en bref, ce que l’on a le droit de faire et de ne pas faire.

1: maintenir une distance de 2 mètres avec les animaux

2: ne pas toucher ni alimenter la faune

3: ne pas retirer d’éléments à l’écosystème

4: ne pas fumer, ne pas boire, ne pas faire de feux ( à l’extérieur bien sur)

5: marcher à l’intérieur des sentiers

6: ne pas prendre des photos avec drones, les films professionnels nécessitent une autorisation

7: camper dans des sites agréés demandent une autorisation préalable

8: utilisez des bateaux de pêche autorisés

9: ne pas introduire d’éléments extérieurs à l’écosystème

10: ne pas utiliser de véhicules aquatiques motorisés, sous-marins, ou aériens touristiques

Premier conseil au débarcadère du bac, il ne faut surtout pas succomber au harcèlement des chauffeurs de taxi qui vont tenter de vous conduire à Puerto Ayora, au sud de l’île, là ou se trouve l’essentiel de l’activité, là ou nous allons séjourner (comme tout le monde).. le trajet en taxi coute 25 dollars alors qu’en bus cela vous coutera 2 dollars (soit 4 pour un couple) , le calcul est vite fait!!

Promenade à Puerto Ayora

Il faut environ 45 minutes pour rejoindre le centre névralgique de cette île, le bus nous débarque à quelques encablures de notre hôtel, le Posada del Mar, petit hotel sympa tenu par Cecilia, septuagénaire équatorienne super sympa et un peu maman poule..toujours prête à nous aider, nous renseigner, nous parler, nos conseiller..Nous prenons possession de notre chambre ou il est absolument nécessaire de mettre en route la clim. Comme nous venons d’arriver et qu’il est déjà midi passé, nous décidons d’aller simplement nous balader dans les rues de Puerto Ayora, petite station balnéaire classique un brin touristique, nous nous dirigeons également vers  la station scientifique de recherche Charles  Darwin ou nous faisons connaissance avec notre première tortue géante .

1er mai 2017

Il fait toujours aussi caniculaire..et deja tres tôt…plus de 30 degrés des 9h du matin. Nous décidons de faire une journée vélo afin de parcourir tranquillement une partie de l’île . Deuxième conseil concernant ce séjour, si vous louez un vélo, profitez-en en même temps pour héler un taxi-pick-up ( il y en a partout et tout le temps) qui vous amènera au centre de l’île. De là, il vous sera facile de redescendre jusqu’à la côte, en faisant quelques escales sur le parcours retour.

Journée à vélo

On arrive à ‘los gemelos » , une formation géologique majestueuse autour duquel se trouve un parcours botanique superbe, plantes endémiques, oiseaux etc…la balade est très sympa et ce qui ne gâche rien, à l’ombre.. Cela ne sera pas le cas sur notre parcours retour à vélo, où la fraicheur illusoire du vent provoqué par la descente masquera des coups de soleil aux avant-bras et aux jambes. Nous serons très vite de la couleur des crabes rouges que l’on trouve en grand nombre sur l’île. 3eme conseil donc..méfiez vous du soleil aux Galapagos, il est super puissant. prévoyez la crème…

La rencontre: Carina et Sven

Au cours des voyages, nous aimons admirer de beaux paysages, de belles architectures, des belles viles, faire des expériences sympas mais par dessus tout, ce que nous aimons, ce sont les rencontres, les belles rencontres improvisées et inattendues. Dans notre hôtel se trouvait Sven, artiste, chanteur, auteur compositeur français, résident à Quito depuis plus de 20 ans et en villégiature avec son amie Carina. Nous avons emprunté un peu par hasard le même taxi pour nous rendre aux « dos gemelos » et avons eu l’occasion par la suite de se revoir…trop brièvement. Sven (Pagot) nous a expliqué un peu son parcours d’artiste, où, quand on décide de venir séjourner quelques mois dans un pays et que finalement 20 ans plus tard, on y réside toujours. Excellent guitariste, jazzman, Sven se produit principalement en Equateur et en Amérique du Sud et la langue espagnole est devenue sa langue principale de composition..apparemment. Vous pourrez le retrouver sur sa chaine « youtube » sous son nom d’artiste « Sven elpayaso triste » (Sven le clown triste) , c’est très sympa, doux, agréable, cool, on adore..

Visite d’El Chato

Nous continuons notre balade cyclopédique en direction el Chato, reserve naturelle ou nous aurons l’occasion de voir de plus près et dans leur milieu naturel, de superbes tortues géantes terrestres. Nous avons appris d’ailleurs à propos d’elles que celles ci peuvent vivre jusqu’à 200 ans , incroyable!! nous en avons rencontré une qui atteignait tout de même l’âge respectable de 140 années. Un tout jeune guide équatorien passionné de tortues nous a fait découvrir ces créatures merveilleuses quasi-préhistoriques .

 

 

Front de mer à Puerto Ayora

Après la visite du site, sous le cagnard, nous avons mis environ une heure pour revenir à Puerto Ayora. Nous en avons profité pour nous balader à nouveau et découvrir la vie sympathique du bord de mer, les pélicans, iguanes, otaries, pélicans et toute sorte de faune maritime et terrestre. C’est trop sympa de se trouver aussi près de tous ces animaux que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer. Bon d’accord, Puerto Ayora ressemble à beaucoup de stations de bord de mer avec ses boutiques de bibelots et colifichets, ses bars, ses restos mais nous avions la chance de nous y trouver début mai, en basse saison, il y avait encore peu de touristes. C’était très agréable de s’y promener, profiter du bord de mer et de l’ambiance locale.

2 mai 2017

Islota Mosqueira et Seymour Nord

La veille au soir, à deux pas de notre hotel, nous nous sommes laissés tenter (pour 150 dollars..glups)  par une expédition qui aura lieu ce jour. C’est comme cela que cela marche aux Galapagos, impossible de visiter un site, une île, sans passer par une agence de voyages. Il y en a à tous les coins de rue, et la concurrence est rude entre elles. On avait de toute façon envie de voir d’autres îles. C’eut été trop dommage d’être venus de si loin et ne pas en voir au moins deux ou trois de plus que celles ou nous séjournions. Notre choix s’est porté sur Islota Mosqueira et Seymour. Départ tôt ce matin pour le nord de l’île, on est un groupe d’une vingtaine de personnes à prendre le petit bus qui nous mène au bateau.

Départ une heure plus tard pour la petite île de Mosqueira, ilôt composé uniquement de sable blanc, loin de tout, les seuls habitants sont quelques otaries sur la plage et des poissons de toutes les couleurs que nous avons pu observer en pratiquant le snorkeling, (masque et tuba mais en restant à la surface) ..magnifique spectacle sous l’eau dans une eau translucide à bonne température. Les quelques otaries au bord de l’eau se légument paisiblement tandis que nous apprécions cet isolement. Nous sommes les seuls êtres humains sur ce petit bout de terre, on a du mal le quitter une heure plus tard. Il faut pourtant continuer la route et nous rendre à Seymour Nord où nous allons observer principalement des oiseaux et des iguanes. Une petite demi-heure de bateau plus tard et nous accostons sur des rochers, pas de ponton d’amarrage, il faut pratiquement grimper sur l’île avec les mains. La température n’a toujours pas baissé, bien au contraire. La balade le long du sentier, avec notre guide durera au moins deux heures. Les oiseaux que l’on peut voir sont incroyables, le plus bizarre d’entre eux, appelé « boobies » a les pattes bleues. On croise également des iguanes de plusieurs couleurs, placides et tranquilles.

 

Retour à Puerto Ayora, à nouveau une heure de route, et la traversée du nord au sud de toute l’île.

Promenade à Tortugua Bay

Dernière après-midi aux Galapagos, il nous reste encore à voir absolument un « monument de l’île de Santa Cruz », une des plus belles plages du monde, une immensité de sable blanc d’une finesse incroyable. Cette plage appelée Tortugua Bay est difficile d’accès, elle nécessite environ 3/4 d’heure de marche sous un soleil de plomb, sans une once d’ombre. Au bout du sentier, le paradis, nous sommes pratiquement seuls, la plage est immense, la blancheur du sable est stupéfiante, les vagues impressionnantes. La première partie de la plage est réservée aux surfeurs, et est même considérée comme dangereuse pour les simples nageurs. Il faut continuer, marcher pratiquement 1 km le long de la plage pour trouver un espace plus tranquille, ou l’on peut se baigner. Les vacances, c’est aussi cela parfois, ne rien faire, profiter et se reposer.

Le retour vers notre hotel en fin de journée s’est révélée très long, toujours sous un soleil de plomb . Tortugua Bay se mérite, l’accès est long et difficile mais au bout du chemin, quelle récompense!!

Nous n’avons eu l’occasion de visiter que 2 îles et un îlot des Galapagos et ne prétendons pas aujourd’hui bien connaître l’Archipel . Nous avons néanmoins eu la chance d’avoir un aperçu sympathique d’une des parties les plus représentatives de cette partie du monde, isolée, à plus de 10000 km de chez nous et à 8 heures de décalage horaire. Malgré une vie très chère, bien plus que sur le continent, la fréquentation des îles subit une augmentation très importante, ce qui pourrait à plus ou moins long terme nuire à la qualité de vie. L’Equateur consent heureusement beaucoup d’effort pour proteger l’archipel du tourisme de masse.

PRENONS GARDE A RESPECTER LES GALAPAGOS, UN PARADIS MENACÉ