Au milieu du monde…en Equateur

Au milieu du monde…en Equateur

18 mars 2018 4 Par Denis

Jeudi 4 mai 2017

Nous venons de passer quelques jours aux Galapagos. De retour dans la soirée, nous revenons à Quito dans le même hôtel qu’à notre arrivée en Equateur quelques jours auparavant. Nous ne sommes pas certains de pouvoir visiter la capitale le lendemain matin, aussi, sur les conseils du proprio, on prend la décision d’aller découvrir la ciudad by night..et c’est parti pour la Plaza Foch, « the place to be » pour les jeunes de ce pays. Un peu trop agité pour des quinquas (ou presque) comme nous..On se contentera pour ce soir d’une cuisine équatorienne avant de revenir à l’hôtel..demain c’est le début de notre tour d’Equateur. On a décidé de débuter par le nord avant d’aller faire une incursion en Amazonie, puis de revenir sur la cordillère des Andes, jusqu’à Cuenca et Guayaquil..

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Première destination super touristique ce matin, la Mitad del Mundo (le milieu du monde) à San Antonio de Pichincha et à une quinzaine de kilomètres environ de Quito. Le lieu touristique, scientifique et culturel se trouve en plein milieu de la ligne équatoriale (qui fait 5 kilomètres de largeur)  et qui divise la planète en deux hémisphères . Le monument de la Mitad el Mundo en est l’attraction principale. C’est un monument trapézoïdal en pierres, haut de 30 m et surmonté d’un globe de cuivre. Il est même doté d’une plate-forme d’observation. Il été construit entre 1979 et 1982 en commémoration des 200 ans de la première mission géodésique française dirigée par Louis Godin, Pierre Bouguer et Charles Marie de la Condamine. Attention, la structure ne se trouve pas exactement sur la ligne équatoriale (0°0’7.83’’). Elle se localise 240 m au sud de la vraie latitude 0° mais on va faire comme si. L’endroit contient aussi trois pavillons (France, Espagne, Équateur) qui donnent des informations complémentaires sur l’expédition, l’art et l’architecture de Quito. 

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Le lieu est bien entendu éminemment symbolique..la ligne représentant l’équateur traverse bien entendu la terre entière, aussi bien en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud. Mais c’est ici que cette ligne a donné son nom au pays et bien entendu, nous ne pouvions pas manquer l’occasion d’aller poser un pied dans l’hémisphère nord et un dans le sud…toujours pour le symbole. La photo était indispensable pour immortaliser l’événement géographique.

Nous en avons également profité pour visiter le musée ethnographique qui se trouve au même endroit. On y trouve des renseignements qui intéresseront les passionnés de géographie (dont nous faisons partie) avec notamment quelques expériences marrantes sur les phénomènes liés à la force de Coriolis, vous savez, celle qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et l’inverse dans le sud.

Un autre phénomène également à cet endroit, on pèse moins lourd à l’Equateur..ce phénomène est dû au fait que la force centrifuge est plus forte à l’Equateur qu’aux Pôles. Mais ne vous emballez pas trop, la différence n’est que de 0,3%..!!

Nous avons découvert aussi que les équinoxes d’automne et de printemps sont les seuls jours ou le soleil brille exactement au zénith sur l’équateur. C’est d’ailleurs la définition même de l’équinoxe.

Sur le site se trouvent également quelques pavillons évoquant la vie en Equateur il y a quelques siècles..ainsi que. sur la culture équatorienne en général..super interessant.

Nous sommes à présent sur la route vers le nord de l’Equateur, et nous dirigeons vers la frontière colombienne, en direction d’Otavalo. Il est prévu de loger à San Rafael près du Lago San Pablo, environ 1h30 de route. Comme d’habitude, on traine et nous arrivons le soir, la nuit commence à tomber. Nous arrivons dans une zone ou la route n’est plus bitumée.

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Le GPS n’est pas très précis et on se perd un peu, obligé de demander notre chemin. Enfin on y arrive, on est sur les hauteurs du village, avec une vue incroyable sur le lac, Otavalo au loin et le volcan Cotacachi (4939m). Mohamed nous accueille, un jeune dubaïte qui tient le gîte, au sein d’une communauté. Plus cool, tu meurs…on s’installe dans une espèce de petite cabane, un peu rudimentaire, mais avec tout le confort quand même, et très sympa question ambiance.

Comme il est l’heure du dîner, Mohamed propose d’aller faire un tour à Otavalo ou se tient un marché du soir et où l’on pourra trouver à se restaurer, à la bonne franquette, super típico.. pour quelques dollars on goûte au poulet local..l’ambiance est géniale, il y a un monde fou et il parait que c’est comme ça tous les soirs. On reviendra de toute façon le lendemain pour visiter le fameux marché d’Otavalo, un des plus anciens marchés des Andes, un marché qui remonte à l’époque pré-inca, quand les marchands arrivaient de la jungle pour commercer.

Mohamed a été un super guide tout au long de la soirée, et après la soirée à Otavalo, nous sommes revenus au gîte, où nous avons passé une superbe soirée au sein de la « communauté »..

Le lendemain matin, il est prévu de se rendre en Amazonie, l’oriente comme on dit ici mais auparavant, nous allons faire un tour au marché d’Otavalo. On y trouve absolument de tout . A  l’origine, l’artisanat était purement local..à présent, les produits sont pour la plupart d’importation et sournoisement maquillés pour faire « vrai ».. malgré tout cela et le nombre important de touristes (dont nous faisons partie), il faut absolument venir visiter ce marché. Les otavaleños (les habitants d’Otavalo) et les indigenas (les indigènes ) y portent toujours l’habit traditionnel , blouse blanche brodée, longue jupe de laine, foulard, ceinture tissée, sandale de toile et rang de perles pour les femmes, chapeau de feutre, poncho bleu, pantalon court et cheveux coiffés en une longue natte pour les hommes, et pas uniquement pour le folklore.

Dans le marché, on y trouve beaucoup d’articles en laine (tapis, tapisseries, couvertures, ponchos, pulls, écharpes, gants et bonnets), ainsi que des perles, des bijoux, des sculptures, des tableaux..etc.. il est facile d’y passer des heures tellement il y a de choses à voir, on flâne, on discute, on se fait intercepter devant chaque stand..c’est le royaume du marchandage ici mais on résiste. Le seul objet qui nous intéresse est un Panama, ce fameux chapeau fabriqué en fait en Equateur et pas à Panama. On essaye de se renseigner sur les différents modèles , la qualité, c’est pas évident de savoir ce qu’il faut acheter. on sait qu’on en trouvera ailleurs et nous ne sommes qu’au début du voyage.

Milieu d’après-midi, Il est temps de reprendre la route car celle ci semble encore longue. On s’est rendu compte qu’il fallait compter deux fois plus de temps sur les routes que prévu. Direction l’Amazonie et plus particulièrement Lago Agrio, ville nouvelle bâtie suite à la découverte de gisements pétrolifères exploités par les américains. On ne le sait pas encore, mais on va sacrément galèrer, se perdre, presque tomber en panne d’essence, se retrouver devant la frontière colombienne, accueillis par un militaire en armes, pour finir d’arriver encore une fois très tard à notre hôtel.

Suite au prochain épisode, le voyage ne fait que commencer…

Quelques images de la journée…

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