Asie, Mongolie, PĂ©riples 2018

Balade Ă  cheval dans la steppe mongole… 🇲🇳

Mardi 14 août 2018

Lever tĂ´t ce matin dans la vallĂ©e de l’Orkhon, dans un dĂ©cor de rĂŞve, c’est la deuxième nuit que nous sommes au mĂŞme endroit. La petite rivière coule juste Ă  cotĂ© de notre yourte..nous en profitons pour faire une petite toilette dans l’eau froide. C’est rustique mais sympa et ça fait vraiment du bien de bon matin, Ă  la fraiche, au milieu de nulle part. On s’habitue au manque de confort, tout est possible finalement…

La traite des Yaks

Si on s’est levĂ© tĂ´t ce matin, c’est pour assister Ă  la traite des yaks, Ă  l’ancienne. Les mamans yaks sont regroupĂ©es non loin des yourtes, elles attendent chacune leur tour pour ĂŞtre traites. Leur bĂ©bĂ© est dans un enclos fabriquĂ© avec quelques bouts de bois. Chaque femelle a besoin de son petit pour donner du lait..il faut amorcer la pompe si l’on peut dire. Ca dure quelques minutes. Assises sur un petit tabouret tripode, les femmes (eh oui, ce sont elles qui se coltinent ce boulot) s’agitent sur les pis des femelles impassibles. Quelques litres de lait plus tard et quelques râles Ă©tranges, on passe Ă  la suivante, docile, prĂŞte Ă  se laisser traire.

On y passe au moins une heure, admiratifs, on a le sentiment d’avoir voyagĂ© dans le temps, d’avoir vĂ©cu quelque chose que nos grand-parents ou plus vieux encore auraient pu vivre. Puis c’est l’heure du p’tit dej, comme d’hab, un peu de mouton et du lait caillĂ© difficile Ă  digĂ©rer.

Une cascade

Il est 10h dĂ©jĂ ..ce matin, nous avons dĂ©cidĂ© d’aller randonner, nous balader et admirer une cascade. Il n’y en a pas tant que ça en Mongolie tant le manque d’eau et de rivières est criant. Elle est jolie la chute d’eau, mĂŞme si comparĂ©e Ă  celles que l’on a connues en Islande, plus grandes, plus hautes, plus larges, celle ci parait un peu minuscule…on fait un peu de crapahutage pour s’en rapprocher, dans un sens puis dans l’autre, ça nous fait une petite expĂ©dition sympa. On a besoin et envie de se dĂ©penser un peu, parfois les journĂ©es passĂ©es dans la voiture sont un peu longues et cette petite pause dans la vallĂ©e de l’Orkhon nous permet de nous dĂ©gourdir les gambettes.

 

 

Une chèvre dépecée

Après le repas, composĂ© de soupe de viande (glups), nos hĂ´tes nous proposent d’assister au dĂ©peçage d’une chèvre qui attendait docilement, accrochĂ©e Ă  une voiture rouillĂ©e. C’est de la chirurgie plus que de la boucherie. Le prĂ©posĂ© Ă  la dĂ©coupe, chef de la famille, est impressionnant. Pas une goutte de sang ne coule, le seul et unique couteau, super bien affutĂ©, dĂ©coupe au millimètre chaque partie de la bĂŞte qui n’a mĂŞme pas eu le temps de dire ouf. Tout est utile dans la chèvre et tout particulièrement la peau et les poils qui seront expĂ©diĂ©s Ă  Oulan Bator dans la superbe usine de Cachemire. Les filles ont eu du mal Ă  assister au « spectacle », ça parait cruel mais nĂ©cessaire, les nomades vivent principalement de leurs animaux, que ça soit pour les manger, leur lait ou leur peau.

balade Ă  cheval

Il est 15h, dans le Gobi il y a une semaine, nous avions fait du chameau, aujourd’hui nous allons monter les petits chevaux mongols. C’est parti pour 2 h de balade dans la steppe..c’est tout de mĂŞme un petit rĂŞve de faire du cheval dans ce pays rĂ©putĂ© pour ses incroyables cavaliers. Nous ne sommes pas habituĂ©s Ă  monter mais on apprĂ©cie, on y va doucement, tout juste de temps en temps un peu de trot Ă  la sauce mongole, plus rapide, plus Ă©nergique, il faut davantage s’accrocher aux rennes mais on y arrive, on tient le coup. On fait la pause au bord d’une petite rivière, un rĂ©gal , notre petit groupe pas habituĂ© aux selles de cheval, (en bois et non pas en cuir),  apprĂ©cie la tendresse de la prairie mongole.

Les journĂ©es passent incroyablement vite. Le soir, il est temps de faire revenir les troupeaux Ă  proximitĂ© des yourtes. Le spĂ©cialiste de la question, incroyable cavalier nous fait une dĂ©monstration de « rassemblage » de yaks, mĂŞme les rebelles finissent par capituler pour rentrer au bercail. C’Ă©tait beau Ă  voir, tant d’habiletĂ©, d’agilitĂ© Ă  dos de cheval…

 

Sur le retour, nous croisons quelques magnifiques yaks

Et aussi des nomades qui dĂ©mĂ©nagent, ils arrivent Ă  mettre l’Ă©quivalent de 2 yourtes sur le camion

Mercredi 15 août 2018

DĂ©part Ă©mouvant ce matin après le petit-dĂ©jeuner. Nous venons passer deux jours avec cette famille nomade super gentille. Pas d’effusion pourtant, les mongols sont très discrets, ne montrent pas leurs sentiments et nous respectons cela.

Le Monastère de Tuykhon

Nous quittons la vallĂ©e de l’Orkhon direction nord, nous sommes dĂ©jĂ  malheureusement sur le chemin du retour. Ce matin, il est prĂ©vu d’aller visiter le monastère Tuykhon, mais avant cela, 4km de marche a travers des bois, nous attend. Un petit monastère de prières tout colorĂ©, mignon comme tout, avec quelques moines seulement, a rĂ©sistĂ© Ă  la destruction russe . Il faut encore gravir quelques rochers, quelques marches avant d’atteindre le lieu de pèlerinage. En haut la vue est magnifique sur la vallĂ©e. Pour une fois, un peu de verdure, des arbres, des prairies et toujours ce paysage Ă  l’infini, magnifique, impressionnant, beau tout simplement.

 

On revient par les mĂŞmes 4km avant de reprendre la route et de s’arrĂŞter un peu plus loin pour casser la graine au milieu de la pampa.

Le musée de Karakhorin

On se dirige Ă  prĂ©sent vers Karakhorin, l’ancienne capitale mongole, devenue aujourd’hui la deuxième ville du pays, moins interessante qu’auparavant mais dans laquelle se trouve tout de mĂŞme un musĂ©e très instructif, consacrĂ© Ă  l’histoire mongole. On en apprend beaucoup sur Genghis Khan et sa filiation, qui ont dominĂ© en leur temps toute la rĂ©gion, presque jusqu’Ă  l’Europe.

Comme nous dĂ©sirons nous rapprocher d’Oulan Bator, nous repartons rapidement sans prendre le temps de visiter la ville des anciens rois de Mongolie. Borgo, notre guide nous apprend qu’il ne sait pas encore ou nous allons dormir ce soir. On part Ă  l’aventure, on va bien trouver une famille qui voudra nous accueillir ce soir, Ă  la façon de « j’irai dormir chez vous » d’Antoine de Maximy.

On part donc Ă  la recherche d’une yourte, heureusement que Borgo connait tout le monde..nous finissons par trouver une famille pas surprise du tout de nous voir dĂ©barquer . Rapidement, ils nous installent, dĂ©mĂ©nagent des lits, des matelas, vident leur yourte pour remplir la notre. On ne traine pas pour nous endormir..

Jeudi 16 août 2018

Nuit difficile, nous avons entendu tous les bruits d’animaux possible, chiens, moutons, yaks..ça bouge la nuit…la journĂ©e s’annonce superbe, le ciel est magnifique, mĂŞme le petit-dĂ©jeuner change, nous n’avions pas encore goutĂ© Ă  la soupe de riz Ă  l’ail, c’Ă©tait pas mauvais.

Oggi a du mal Ă  dĂ©marrer le 4X4, cela fait quelques jours maintenant que notre vĂ©hicule peine au moment du dĂ©part le matin..la batterie est faible, la solidaritĂ© nous impressionne Ă  nouveau..on essaye de dĂ©marrer le vĂ©hicule de toutes les façons, mĂŞme avec le panneau solaire, jamais nous n’avions encore vu ça auparavant. C’est finalement un vieux camion qui semble encore moins bien marcher que notre vĂ©hicule qui nous aide Ă  dĂ©marrer. Tout le monde s’y est mis pour nous aider, ça fait plaisir Ă  voir.

Retour Ă  Oulan Bator

Après 3h de route, Ă  peu près bitumĂ©e pour une fois, nous atteignons Oulan Bator. Petite angoisse au moment de prendre de l’essence, il y a apparemment une grosse panne d’Ă©lectricitĂ© dans la rĂ©gion et aucune station service ne fonctionne. Nous finissons par en trouver une tout près de la capitale, nous n’avions plus beaucoup d’essence dans le rĂ©servoir, c’est cela aussi la Mongolie!!

Notre pĂ©riple mongol se termine par la visite de l’usine de Chachemire. On apprend tout de la transformation du poil de chèvre en Cachemire. L’usine est impressionnante, très moderne. On en profite pour ramener quelques vĂŞtements, gants et bonnet, « made in Mongolia ».

Un dernier repas d’adieu avec notre guide et notre chauffeur dans un resto dont la spĂ©cialitĂ© est le barbecue mongol, conclue une superbe quinzaine, dans ce pays incroyable. DĂ©pĂŞchez vous d’aller le visiter, comme partout, le tourisme et les touristes dont nous faisons partie, modifie, change les habitudes et le mode de vie des habitants. Les paysages resteront tels quels, grandioses, magnifiques, impressionnants. C’est cela et sa population super accueillante qui resteront gravĂ© Ă  tout jamais dans notre mĂ©moire.

 

 

 

Suite

Laisser un commentaire